dimanche 13 mai 2012

Campagne

Si vous suivez l'actualité, nul doute que vous savez déjà que Jean-Luc Mélenchon se présente à la députation dans la la 11ème circonscription du Pas-de-Calais également visée par l'actuelle présidente du Front National.
Je trouve très intéressante et absolument pertinente cette candidature au-delà de tout ce qu'elle suscite comme mousse médiatique de la part du système en place, qui, soyez-en sûrs, ne se privera pas d'en mettre et d'en remettre...
Car le message est clair, dense et cohérent.
Cette candidature permet de poursuivre le combat politique et l'exposé des thèses du Front de Gauche.
Elle montre aussi qu'un candidat à l'élection présidentielle souhaitant devenir député peut (devrait, même) ne pas se contenter d'un point de chute acquis sans gloire, ce qui élimine les pratiques autour des prébendes, des privilèges,des fiefs. Cela renforce l'idée républicaine.
Elle montre de plus que la lutte sur le terrain en terre historiquement ouvrière peut difficilement se faire de façon crédible en étant déconnecté des réalités quotidienne locales de ce terrain-là.
Ce message fort indique et rappelle aussi qu'il faut s'occuper du combat contre le Front National de manière permanente, notamment là où il s'implante. Ne pas (plus) se contenter de "réfléchir" puis de pleurer tous les 5 ans lors de la présidentielle, quand il est question de signatures, parrainages, de démocratie et ensuite constater d'un air horrifié les presque 20 %.
De ce point de vue, aller pilonner la présidente du Front National est symbolique.
C'est un choix à la fois tactique et stratégique qui permet de partir du local pour traiter d'enjeux nationaux et européens.
Il y a toutefois un point sur lequel Jean-Luc Mélenchon devra être vigilant de façon que le système médiacratique ne le dépossède pas de ce grand combat qui doit rester noble : il devra se garder des noms d'oiseaux à l'adresse de l'adversaire et rester strictement sur les idées, le programme, l'argumentaire avec lesquels on a largement de quoi faire. Rien que là-dessus, il l'obligera à expliquer, à justifier... et l'on peut parier aisément qu'ainsi son adversaire parviendra à se discréditer toute seule, elle dérapera, elle l'a déjà fait lors de la récente présidentielle, car elle n'arrivera pas à défendre réellement sur le fond en argumentant ce qui lui tient lieu d'idées et de programme.

2 commentaires:

  1. Je suis carrément d'accord avec ça.
    Mais alors il faut qu'il réussisse
    On va encore croiser les doigts

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  2. clo14 > on va suivre cela de près, oui !

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