jeudi 24 mai 2012

100 : les coulisses de mars


Mars
-         Sur un « compliment », là encore réaction épidermique et au passage un coup de pelle à un pubard qui fait dégueuler… Et je m’amuse évidemment à utiliser le mot compliment en opposition. 
-         Sur « difficile », écrit vraiment sur le vif sur la condition humaine, témoin de circonstances et de situations que nous connaissons tous, des obsèques.
-         Sur « statistiques» cela m’est venu très vite, et je m’amuse à quelques chiffres sur les billets déjà publiés dans les réels et ensuite je fais un peu de prospective sur le nombre de mots par billet. Je peux dire d’ores et déjà que cette prospective est archi-fausse puisque – au moment où j’écris- je ne compte plus les mots depuis plusieurs semaines, le fil est donc rompu, je ne sais absolument pas où j’en suis, au secours !
-         Sur « oreilles » j’utilise un procédé que j’aime bien, c’est de placer le mot consigne en dernier, en chute. Ce jour-là le thème était le rugby.
-         Sur « pensée parasite » les « 366 réels » ont percuté le réel puisque j’ai appris ce jour-là le décès de quelqu’un de jeune encore avec qui j’avais travaillé quelque quatre-cinq ans plus tôt. Et question pensée, ça m’a marqué.
-         Sur « réparer » une petite révélation sur l’état de mon véhicule…
-         Sur « leçon à apprendre par coeur » une citation de Jean-Luc Mélenchon, en campagne. J’avais peu cité auparavant, ce fut spontané, et je me suis aperçu ensuite que j’y avais recouru plusieurs fois… un système pour éviter de rester en panne !
-         Sur «  féminité » je constate que la date de la journée de la femme me reste plus étrangère que la possibilité d’évoquer mon épouse même de façon impressionniste.
-         Sur « debout » je pars un peu en vrille avec une répétition du mot dans diverses situations plus ou moins triviales et une chute avec un jeu de mot hyper-prévisible. Bref un billet facile facile où je ne me suis pas fatigué.
-         Sur « sentiment de déjà vécu » je brode sur le côté répétitif des réels depuis que je m’y suis engagé et ensuite je bascule sur une citation (nous y revoilà !) de Borges sur la perception du temps. Donc un billet un peu hybride qui montre que je ne savais pas trop par quel bout attaquer cette contrainte…
-         Sur « blanc » je suis toujours dans l’évitement, dans l’éparpillé, ne sachant trop que dire, n’ayant pas envie de parler de vote blanc non plus, alors je mets en lien un morceau de jazz de Sclavis-Romano-Texier les petits lits blancs Et je constate donc que sur 4 ou 5 des derniers billets, je ne me fatigue pas trop et ne suis guère inspiré…
-         Sur « facile facile » j’avais quelqu’un en tête de très précis, dont le fonctionnement et les manières correspondent à mon sens  à ce que je décris et donc m’agace prodigieusement. L’idée est venue vite, sans doute à la mesure de cette irritation…
-         Sur «  il a dit » on est un peu sur le même registre que le billet précédent, là encore c’est du vécu, c’est crypté évidemment et cela correspond à une situation qui m’attriste au plus haut point. En l’occurrence, il c’est moi.
-         Sur « moment de solitude » double citation Léo Ferré cité en accord, Bécaud cité en désaccord, et en filigrane l’idée que la solitude n’est pas toujours une mauvaise chose, évidemment…
-         Sur « petites satisfactions personnelles »  ça n’a pas été trop dur, avec deux trucs sympas, un par rapport aux lecteurs du blog et l’autre un repas avec mes filles, super moment ! Un billet léger, vite fait bien fait !
-         Sur « une belle image » j’ai volontairement évité la photo directement, et j’ai préféré une évocation de photo, avec une citation (hop, encore ! ) de François Béranger, une chanson sur le Front Populaire, les congés payés, bien en phase avec la campagne présidentielle !
-         Sur « fallait pas que » je suis resté sur le vif avec le tronçonnage des arbres dans le jardin et le coup de pot qu’on a eu , la pluie juste après avoir fini. Pas mécontent !
-         Et encore ce procédé de retardement, j’accumule tout avant , je déroule et le mot ou expression arrive quasiment à la fin.
-         Sur « regarder l’heure » l’occasion de révéler une habitude que je n’ai pas, la grasse matinée. Un billet qui est venu facilement, sans doute parce que dans le réel et puis j’ai souhaité l’écrire sans chercher midi à quatorze heures ! 
-         Sur « en toc » un billet typique de ce à quoi je joue souvent, le premier des Réels me semble-t-il,  où je m’amuse avec les sonorités, à la fois par goût et par facilité. J’ai suivi le fil de ce qui m’est venu sans chercher plus loin ; j’ai bien pensé au bling bling à un moment mais j’ai écarté. Alors les idées, un peu d’ordre là-dedans (enfin il paraît) et voilà, un billet bien tiré par les cheveux.
-         Sur « au pied du lit » je commence par délirer lourdement et je finis par citer un livre, car ce qui caractérise ma place de lit c’est le paquet de bouquins posés autour !
-         Sur « ce qu’il restera dans un an » je saute sur l’occasion pour parler des Réels, de toute la persévérance que cela suppose mais aussi des plaisirs autour des échanges et des lectures des autres. Je n’ai pas eu d’autre idée sur ce billet-là, la date ne m’évoquait rien.
-         Sur « le bien le mal » on est purement dans l’exercice de style, ce qui montre en creux que la consigne du jour m’emmerde ! Alors du coup je surajoute des contraintes, je décide de n’écrire qu’en mots isolés tout en essayant de respecter le thème, opposition, binaire, etc..
-         Sur « toucher » on retrouve le même schéma, et je me laisse entraîner dans l’absurde le plus complet le plus arbitraire sans chercher plus.
-         Sur « super héros » ça vient tout seul je pense illico à la parodie de superman par les Monty Python et donc je le mets en lien. Trop bien, trop facile ! Un billet extrêmement efficace !
-         Sur un « air en tête », référence directe à Jean Ferrat la chanson Ma France. Des musiques me trottent dans la tête parfois, j’ai du mal à les identifier immédiatement, je cherche un peu, ça revient et du coup je mets le disque ! Là, ce fut le cas.
-         Sur « j’éviterai de dire que » j’ai l’idée très rapidement de la référence à Melville (Bartleby) et je m’amuse donc à l’amener progressivement, en référant à du vécu, et en ménageant la chute, procédé récurrent donc !
-         Sur « une personne nerveuse » je fais exprès de tout mélanger, le jour dit et la veille ,je réponds à un commentaire et je pirouette encore un coup pour abréger mes souffrances !
-         Sur « action éclair », je dis un truc vrai. Je le dis très vite pour « éclair » et parce que question emploi du temps j’étais chargé, donc tout m’arrangeait pour me défiler !
-         Sur ‘ça change tout le temps » je me lance dans une petite dérive plus ou moins poétique, j’essaie de coller au thème quand même et je m’amuse à des répétitions mais en bouleversant l’ordre des éléments, histoire de mettre de la perturbation dans quelque chose de trop bien peigné !
-         Sur « je pourrais écrire sur ma tête» j’ai longtemps cherché ce que je pourrais faire et l’idée m’est venue de décliner des hypothèses selon différentes manières d’interpréter cette expression. Ensuite les idées sont venues assez rapidement et la chute non préméditée a été une trouvaille spontanée.
-         Sur « le monde est petit » nouvelle pirouette je fais appel à une référence musicale pour donner le change. Comme quoi on peut avoir des idées sympas un jour et sécher le lendemain lamentablement, c’est aussi ça les Réels !!!

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