vendredi 13 avril 2012

Journey through the past (6)

Je poursuis cette saga musicale époustouflante de suspense !
Je reviendrai aussi dans un billet (le 8 ?) sur mes favoris chanson française et un autre billet au moins encore abordera le jazz (9 et 10... ?).
So...
J'en étais resté aux grandes rencontres avec Peter Hammill et Van der Graaf  Generator.
Les années 80 et 90 m'ont permis d'ouvrir les vannes et les oreilles vers des pistes parallèles, creusées dans la veine de l'élargissement musical, l'extension de la palette.
Qu'en est-il advenu, resté ? 

Lui fut faussement accroché à la "new wave" anglaise à l'époque et je l'apprécie toujours beaucoup, je l'ai même vu en concert en trio il y a trois ans : Joe Jackson, excellent musicien, dont les mélodies pop rock toujours bien rythmées, énergiques et teintées de jazz sont inventives. Un peu perdu de vue à un moment, je l'ai retrouvé avec plaisir avec l'album Rain de 2008.
Toujours dans l'artisanat pop pointu et lorgnant -dans son évolution- vers les tempo jazz, le groupe américain Steely Dan m'a embarqué dans ses chansons millimétrées, pièces d'horlogerie, avec des textes ironiques et obliques du plus bel effet. Découverts après, c'est un groupe qui a démarré dans les années 70, ils ont connu leur "apogée" en 77 avec l'album Aja dans lequel joue un certain Wayne Shorter, pas moins !
Si l'on reste dans l'artisanat d'art de la pop, je ne peux que citer les anglais de XTC qui sont scandaleusement méconnus.  Eux aussi ont émergé avec la fameuse new wave, mais sans suite, le propos n'était pas là. Repartis sur des bases pop très beatlesiennes, ils ont souffert finalement de ne plus jouer live, leur leader Andy Partridge souffrant de "stage fright". Ils sont alors devenus un groupe de studio uniquement, hélas sous -exposé, empilant les albums où les pépites se ramassent à la pelle.
Je ne peux pas tout citer mais le morceau Chalkhills and children ...



... dans "Oranges et Lemons", ou bien les albums Nonsuch 1992, Apple venus vol.1 et vol. 2 qui sont les trois ultimes albums à ce jour sont absolument impressionnants de qualité.
Je peux conclure cette partie mélodique pop-rock avec le groupe Traffic (génération précédente, né en 1967 sur des bases très hippie power flower) et son talentueux chanteur multi-instrumentiste Steve Winwood. Une des différences avec eux est le format avec des morceaux qui peuvent aller jusqu'à et au-delà des 10 minutes. Winwood a une voix soul absolument fabuleuse et musicalement il emmènera son groupe surtout (moins net sur sa carrière solo) vers une synthèse féconde de pop rock folk blues jazz latino, ce qui peut paraître indigeste dit comme ça, mais musicalement à l'oreille ça tourne impeccablement. Sur scène, c'est ambiance jam session, la parenté avec la démarche jazz et blues est là.
D'autres découvertes avaient déjà été faites et furent approfondies avec Neil Young que j'ai tendance à préférer solo qu'avec les inévitables et inoxydables Crosby Stills and Nash. Je possède un nombre important d'albums de Neil Young, ceux des années 70 sont pratiquement incontournables (et je ne parle pas que de Harvest !!!) et j'ai une affection particulière pour Tonight's the night et Zuma. Je dois avoir un Crosby, un Nash et j'ai tout récemment (re)découvert Stephen Stills en solo avec ces premiers albums début des 70 qui sont excellents. Et ça m'amuse d'ailleurs de constater en écrivant ici que je les apprécie plutôt séparément !



(à suivre...)

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