dimanche 4 mars 2012

Trois Cent Soixante-six

J'en suis à 20 "réels à prise rapide". Ici.
le 21e sera aujourd'hui, et je n'ai au moment où j'écris aucune idée de ce qu'il pourra être !
Sur cette "expérience" , autant dire que cela commence à peine.
Je me sens un peu en rodage. Je tiens toutefois à faire partager quelques réflexions dès maintenant, réflexions que je renouvellerai sans doute régulièrement au fil du temps.
L'écriture avec contrainte est un exercice et un genre que j'apprécie depuis longtemps, comme lecteur des écrivains de l'Oulipo: Raymond Queneau, Georges Perec, Paul Fournel, Jacques Roubaud, Jean Lescure... mais aussi comme "scripteur" dans le cadre d'ateliers.
La libre possibilité de m'imposer l'exercice comme parcours obligé m'est apparue comme un clin d'oeil auto-personnel, empreint d'auto-dérision.
Dans les réels, ne pas dépasser 100 mots me semble très stimulant pour trouver des solutions et des ressources dans la langue et par la langue, ce qui, pour l'instant, se traduit par une dimension synthétique au plan des raccourcis et réductions qu'il faut opérer lorsque les choses s'étirent et dépassent un peu.
Statistiquement parlant, puisque c'était l'objet et le thème du billet n° 20 d'hier, samedi 3 mars, il s'avère que 12 de mes 20 billets comportent 100 ou 99 mots, le signe que cette contrainte est un critère prégnant dans ma manière de pratiquer. Certains billets courts ou même très courts (il y en a un qui compte 9 mots) sont éventuellement le signe d'une inspiration légèrement en berne ou bien encore d'une volonté délibérée d'être lapidaire.
Les thèmes imposés quotidiennement sont à insérer dans le vif, dans le quotidien de la journée, sans en préciser d'ailleurs le moment. Il se trouve que j'ai beaucoup écrit les premiers jours en fin d'après-midi vers 17 ou 18h, en passant vite en revue le fil de la journée et ce qui pouvait s'accorder au thème proposé. A d'autres moments, ce fut lorsque l'idée m'est venue et que la disponibilité s'y prêtait.
Je lis le thème le matin, le jour-même. J'ai puisé à 15 reprises directement des éléments de ce que j'avais vécu dans la journée ou éventuellement la précédente. Pour certains thèmes plus réflexifs ou introspectifs, il n'est pas toujours évident d'avoir le jour dit quelque chose à raccrocher, et c'est là que j'ai pu user de subterfuges ou digressions pour essayer malgré tout de retomber sur mes pattes ! 
Voilà pour le moment,  je me disais en rodage, je le confirme, j'en suis encore à la phase de découverte, d'accommodation, et je sens bien que la palette, les registres vont peu à peu se compléter, s'enrichir.
A suivre.

2 commentaires:

  1. Rhooo ! Honte sur moi, j'ai oublié de le mettre dans l'agrégateur, le fil des 366, j'ai presque tout râté !

    RépondreSupprimer
  2. Sacrip'Anne > Pas grave et pas honte !
    Quelle chance, tu n'en as que 20 à lire, héhé :)

    RépondreSupprimer