mercredi 21 mars 2012

Du dégoût et de l'indignation sélective

Le n'importe quoi règne en maître. Quel bordel.
Vacarme médiatique à son comble de manipulation par l'émotion et tout le reste. Le droit à l'information a du souci à se faire pour sa bonne santé éthique avec de telles méthodes. 

Des profils FB réclament ni plus ni moins vengeance : qu'on tue le tueur.
Les prénoms des seuls enfants juifs sont affichés. Ah bon, pas de père ?
Et les militaires tués, c'est quoi leur prénom ? Ils comptent moins ? Ils valent moins ?
Il y aurait des vies qui auraient plus de valeur que d'autres ? et on ne me dit rien ?

Ces vies des jeunes enfants manqueraient plus à leurs parents que les vies des militaires assassinés enlevés à leurs propres familles ? Hallucinant.
Mais c'est pas fini.  

Union nationale. Ok, on lisse tout, tout est égal. On pense tous pareil. Ah ouais ?
Certains candidats à la présidentielle réagissent en emboîtent le pas de "l'enfumeur en chef" qui fait son chemin compassionnel sur le sang et la douleur. Même en en faisant moins, il en fait trop, c'est con, non ?
Tout en suspendant, la main sur le coeur, par grande commodité stratégique le débat. Et la poissonnière blonde renouvelle ses analyses fines et posées, du fond de son ornière.

Ben voyons.
Le consensus, pas une tête qui dépasse, tout est étouffé et passe par les fourches caudines de ceux qui "gèrent" et qui - suivez mon regard - nous protègent. Vachement bien, d'ailleurs, voyez le résultat.
Français nous pensons pour vous, voilà, vous devez penser ça, non en fait vous ne devez pas penser. C'est dangereux.
Le processus de débat démocratique est interrompu, c'est exactement le but recherché par les fanatiques timbrés  de ce calibre. On fait leur jeu.
Et le silence fracassant qui devrait s'installer au moins par respect pour les familles touchées par cette tragédie est kidnappé par cette couverture médiatique, indigne d'un pays avec une meilleure civilisation que d'autres, hein.
Il n'y a décidément jamais de trêve de la connerie. Et si quelques voix politiques s'élèvent, teintées de raison, appelant à la lucidité , si elles me permettent de rester un petit peu debout et de ne pas être submergé par la honte devant ce spectacle, cela ne fait pas vraiment passer la terrible envie de dégueuler qui m'étreint...

5 commentaires:

  1. Tout pareil pour le dégoût ! Et ça va durer des jours, des semaines et ça va être monté en épingle et ça va faire le jeu du nain et de la blondasse !
    En 2002, on est descendus dans la rue entre les 2 tours et si on y allait avant le 1er cette année ?!

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  2. Madleine > une idée, ça ! ET de toute façon mon bulletin du 22 avril est prêt :)

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  3. Ce fut une semaine de honte à bien des égards... La pauvre Florence Cassez dormira encore 60 ans dans sa prison du Mexique, le président avait d'autre soucis cette semaine... Entre les deux tours peut-être pour la séance de rattrapage.

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  4. Le manuel d'Emmanuel

    J'ai feuilleté le manuel d'Emmanuel...
    J'y ai trouvé des perles à la pelle !
    Du genre "la fleur est belle"...
    Mine de rien c'est une proposition essentielle :
    La fleur est belle!

    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/03/le-manuel-demmanuel/

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  5. la méli-mélo > Hélas. Et je frémis à ce que tu dis d'entre les tours...
    journal >je me suis promené sur votre site, cher journal,c'est étonnant, bravo.

    Et merci à vous deux de votre passage.

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