vendredi 24 février 2012

Vide

On ne retiendra hélas que le "clash" avec Jean-Luc Mélenchon.
Dommage. Il était au final beaucoup plus intéressant de constater, en ce qui concerne la candidate du Front National, les points suivants :
Agressivité de sortie dès qu'il y a difficulté, avec incapacité notoire à expliquer les mesures telles qu'annoncées dans le programme, et même contradictions. Posture "automatique" de victime, avec accusations larvées d'impolitesse, de rudesse ou d'absence de courtoisie (quand ce n'est pas insulte) bref tous les tics des professionnels de la politique qu'elle soi-disant pourfend et combat...
Faiblesse insigne sur les éléments économiques.
Refus de débattre, après en avoir apparemment accepté les termes, mais en réalité, il lui a juste fallu du temps pour une stratégie de non-débat. Du coup ça fait un peu "je ne débats pas" qui se transforme en "je me débats"...  En complément, posture qui confine à l'imposture : arrogance pour "débattre" à son niveau (sic) car 20% virtuels que soi-disant elle représente contre 10% de Mélenchon avec "monsieur nous ne sommes pas du même niveau"  (on l'a vu !!!). Foutaise totale : si on compte en élus, il n'y a pas photo.

Alors qu'elle se positionne en "anti-système", tout ce qui reste soigneusement balisé dans les règles dudit système lui "convient", le reste pas.  Enfin, si quelqu'un a compris quelque chose à ce galimatias, chapeau.
Un vide impressionnant, il vaut mieux la laisser parler, elle se met en bas de la falaise toute seule, c'est effarant.

Notons, sur l'émission, que M. Pujadas est décidément bien transparent, que Mme Jouan répond à la commande de fin d'émission (convaincant ? pas convaincant ?) alors que M. Giesbert fait son numéro, semant une fois de plus la confusion lamentablement.
M. Guaino, très lisse et mielleux, a fait son boulot : il ne fallait surtout pas froisser la dame, des fois qu'on puisse récupérer les électeurs.
Enfin, M. Mélenchon a été très sec et très strict, disant ce qu'il avait à dire, en mettant avec rudesse le doigt où cela fait mal, les contradictions et les ambiguïtés mais sans obtenir la moindre réponse, ce qui était couru d'avance puisque la posture de victime choisie par la candidate était de toute façon beaucoup plus facile à tenir.
Emission fort instructive, la candidate a été loin d'être à son avantage, malgré ses effets de manches et ses efforts de légitimité, d'honorabilité.
Bilan sans appel : n'a pas le niveau.

3 commentaires:

  1. Bonjour K, j'ai cru comprendre que Mme Le Pen n'était pas au niveau et qu'elle ne regardait pas du tout M. Melanchon quand elle parlait. Il paraît que M. Melanchon était satisfait d'avoir fait "baisser les yeux" d'un Le Pen. Bonne après-midi.

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  2. Et que dire sur son regard quand JL Melenchon lui parle de Brasillac évoqué tantôt devant elle par son père lors d'une réunion de campagne ! Un regard qui en dit long sur les idées de son parti.

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  3. Dasola > Ce fut la baudruche dans sa splendeur. Hors du cocon, perdue.
    Obni > Oui, bonne précision, et JLM ne l'a pas manquée là-dessus.
    ... Et merci à tous deux d'être passés.

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