mercredi 1 février 2012

Jet de l'éponge

Jean-Pierre Chevènement renonce. L'aiguillon républicain du Parti Socialiste se retire.
Le présumé responsable de la débâcle d'avril 2002, "l'enfonceur" de Jospin.

Au bout du compte, cela va finalement rester comme une péripétie sans grande importance.
Dommage, car sur le fond, les idées, les valeurs étaient là (et elles y sont toujours. ).

Et il fallait s'y attendre, bien sûr, non pas en raison de son âge, ni de son appartement HLM, mais plutôt en fonction de son audience, de son poids, malheureusement inversement proportionnels, à mon sens, à l'intérêt de son discours.
Sans complaisance avec la droite bien sûr, mais également la "gauche sociétale", l'Europe libérale et surtout l'idée -que je ne considère absolument pas dépassée mais terriblement actuelle et au coeur du futur- de la République et des citoyens.
Beaucoup d'éléments intéressants - et porteurs de débat- aussi dans la recherche, l'innovation et la nécessité de réindustrialiser. La sécurité et l'absence d'angélisme. Et pas de complaisance avec les ayatollahs anti -nucléaire, sans détour, et ça fait du bien, qu'on soit d'accord à 100 % ou à 50 % ou moins...

Mais si l'on reprend l'historique, stratégiquement, l'illisibilité et la sous-exposition ont été de mise, ce qui donne que la "contribution pédagogique" à la campagne 2012 "pour faire bouger les lignes" sera très difficile à évaluer.  
Donc, mauvaise stratégie bien sûr, piètre tacticien, donneur de leçons mal perçu, de l'orgueil et de l'intransigeance dosés trop fortement alors que les convictions suffisaient amplement.
Et, finalement, plusieurs choses  -complètement paradoxales à l'intention initiale présumée - qui vont masquer, occulter, discréditer le contenu du discours et se retourner absolument contre lui.
La négociation de quelques circonscriptions avec le PS, donc bonjour la cuisine politicienne, ce qui va sérieusement entamer le bien-fondé de ses positions et faire penser "pourquoi ne s'est-il pas contenté de cela au lieu de son vrai-faux tour de piste présidentiel" ?
Le soutien à un autre candidat : François Hollande donc, si les négociations se passent bien... ? Ou Jean-Luc Mélenchon, si ça se passe mal ?  A moins qu'un autre ... ou  alors pas de soutien du tout... ?
J'ai peur que l'illisibilité reste le maître mot.

Je pense pourtant que le soutien constructif à Jean-Luc Mélenchon pourrait être cohérent, au moins vis-à-vis de la position antilibérale, même si c'est moins sûr sur le plan social où je n'ai pas entendu grand-chose du "Che". Peut-être aussi sera-ce à Jean-Luc Mélenchon de dire, histoire d'éviter un soutien qui pourrait être encombrant...
Nous verrons.
Mais, pour ce qui me concerne, je n'ai pas besoin d'une consigne.
Les récentes dernières semaines m'ont renforcé dans mon idée, par ses propositions, ses prestations et son talent : ma voix au premier tour ira sans détour à Jean-Luc Mélenchon.

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