jeudi 22 décembre 2011

Journey through the past 1

Je suis né à la musique vers 10 ans, si je me souviens bien.
Il y avait peu de musique à la maison; même si la culture au sens large avait sa place. Je me souviens donc d'une chaîne hi-fi de marque Dual, en 1970, et de quelques disques, des 33 tours, les "premiers disques". Du classique avec Tableaux d'une Exposition de Moussorgski, orchestré par Ravel, ou encore les danses hongroises de Brahms, les toccata de Bach, chez Deustche Gramophon. Et puis il y avait quelques bandes originales de films, lesquels je ne sais plus, et aussi un disque de clarinette de Jean-Christian Michel et enfin, une compilation de gospels (oh happy day, nobody's knows, he's got the whole world in his hands, to my father's house, kumbaya...) , une compil  qu'on passait en boucle avec mes soeurs.
Ce fut aussi peu à peu, adolescence oblige, la radio et les hits parades dont je dois dire que je n'ai pas retenu grand chose question émissions ou animateurs à ce détail près que les émissions rétrospectives font office de piqûre de rappel et, tiens, mais oui, je la connais celle-là !
Preuve si besoin est que le matraquage de tubes et l'assiduité faisaient bon ménage dans nos têtes. ET j'allais oublier les inévitables émissions de Guy Lux. Tout cela fonctionnait très bien, insidieusement, et ce qu'on avait "refoulé" comme des maladies honteuses émerge à nouveau lorsqu'on s'y expose !
Je ferai grâce de l'époque des Sardou, Dassin, Fugain, Delpech, Lenorman côté français, que je ne place d'ailleurs pas sur les mêmes plans, et puis j'en oublie et tant mieux ! Si tout cela n'a absolument plus rien à voir avec ce que je peux écouter aujourd'hui, reconnaissons qu'ils font partie du parcours, au moins comme points de repère qui, à un moment, incitèrent à aller chercher ailleurs !
Il y a ensuite comme un temps de latence, que je ne m'explique pas réellement, en dehors du fait que je faisais beaucoup de sport, et si l'on reste à la radio, j'ai mes premiers souvenirs d'Elton John, et les tubes jetables ou empilables de variété internationale, mais c'est vraiment embrouillé, il faudrait que je consulte des listes de 73 à 75 pour m'y retrouver. Et puis on n'achetait pas de 45 tours à la maison. 
Si je reviens at home vers des programmes musicaux choisis et maîtrisés, je me souviens, chanson française, que j'ai écouté à un moment Serge Lama, qui passait déjà pas mal à la radio, je trouvais ça bien écrit bien fait avec une bonne voix. Mais cela ne dura qu'un temps, le temps qu'il s'use sans doute, et que je grandisse, plus sûrement !
Eté 75, du côté de Bordeaux. dans la voiture de mon oncle, surgit "Brésilien mon frère d'armes".
Choc fondateur, sa "musique me ficelle tel un cordon ombilical".

Nougaro.

(à suivre)

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