mardi 1 novembre 2011

Morts

En cette période de l'année, la tradition, les habitudes peuvent nous rattraper au moins par les reportages radio ou télé, par les commentaires, ou même la simple observation d'une activité près du cimetière.
Visible pour nous puisque c'est sur la route : nos trajets les plus ordinaires, nos déplacements professionnels, nos pas nous font passer devant la plupart du temps.
Très peu pour nous.
Bien sûr, dans la famille au sens large, chacun fait comme il l'entend.


C'est essentiellement une question de conviction.

Nous assistons aux obsèques, certes, adieu, au revoir, hommage comme l'on voudra, c'est un geste pour celui ou celle qui n'est plus là.
Ensuite, c'est autre chose. Nous ne sommes pas impliqués et pas sensibles aux manifestations ultérieures.
Pour ce qui nous concerne, et là je parle de chez moi, avec my wife et nos filles, nous ne sommes pas dans cette démarche : nous n'allons pas rendre visite à nos morts. Pas de déplacement symbolique, pas de dépôt de fleurs ou autre.
Plus particulièrement, c'est le côté conventionnel, traditionnel dicté par le calendrier et sa dimension religieuse qui heurte mes convictions, n'étant pas croyant.
Mais... cela n'empêche pas les pensées, les images, les souvenirs... quel que soit le lieu, le moment.
Pas besoin de matérialiser l'impalpable.

Cela reste personnel, intime. Peut-être même pudique.
Je n'ai pas besoin de l'exposer, de le démontrer. 
Et chacun fait comme il peut.

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