dimanche 27 novembre 2011

Eh bien, non.

Vous pouvez lire soit d'un ton irrité, soit d'un ton très doux (je crois que c'est même encore mieux !).


Depuis nombre d'années (car la droite est quand même au pouvoir depuis pas mal de temps quoi qu'elle en dise et quoi qu'elle veuille ESCAMOTER) et de plus en plus nettement dans les mois à venir avec radicalisation de campagne électorale, c'est du garanti et ça a déjà commencé, - suivez mon regard - un phénomène étrange s'est mis en place pour nous anesthésier.
On nous dit qu'il y a en France certains privilégiés et même des fraudeurs qui vont devoir en rabattre sur les aides, qu'on va contrôler ambiance FBI. 
Ah oui, trop bien. 
Stigmatisés, ils sont la honte du pays, ils l'empêchent de se "moderniser", ce sont des boulets (parfois même des putains de salauds de pauvres assistés et feignants, et des fois même pas français, dis donc) qui ne jouent pas collectif. 
Victimes d'un rêve éveillé, les rougeurs sur leur peau montrent qu'ils se pincent, car ils ne comprennent pas - eux, si modestes, si petits - pourquoi ils sont privilégiés... Et comment cela a pu se produire, alors que rien, tellement rien, n'a changé (en mieux, bien sûr) dans leurs situations...

Manipulation éhontée et indécente des esprits, orchestrée avec la complicité des médias en guise de carpettes, ce système défait des vies, brise du lien, casse les gens et les familles, broie de l'humain en semant la division... 
Et celui et ceux qui le mettent en place appellent, en temps de crise, à la "responsabilité" (mais uniquement celle du cochon de payant qui se serre la ceinture), en n'assumant pas la leur depuis toutes ces années, se défaussant sur une situation globale qu'ils n'ont en rien contrariée. Et, éthique gravissime, en dévitalisant dans cette confusion et ce mensonge cette belle et noble idée de responsabilité.
Détournant donc l'attention de ceux qui sont les véritables responsables, les vrais privilégiés, les vrais nantis, les vrais assistés...Suivez mon regard -bis. 
Ceux-là n'ont qu'une idée : leur appétit de pouvoir, de domination, d'appropriation, de fric doit démanteler la solidarité, la priver de moyens publics (au nom des efforts collectifs, dont ils s'excluent bien sûr), et à terme briser l'Etat. 
Etant tenu et entendu comme acquis qu'agir ainsi doit devenir la "norme citoyenne", évidemment, avec la flatterie basse et odieuse, au nom du miroir aux alouettes de 2007, de la noble "prise de risques" (LAQUELLE en vérité ?) et ceci au nom de l'exemplarité, d'une philosophie à un euro cinquante, au nom de l'individualisme le plus abject qui vise à marcher sur les autres pour "avancer".
Et donc ce serait comme ça, on devrait se plier, on devrait se fixer à ce modèle terriblement attrayant  ?

...
Non.

Cette manipulation n'a d'autre but que de faire passer des vices privés pour des vertus publiques.
Aujourd'hui, s'il y a de l'espoir, c'est que tout cela a fini par se voir, se savoir. 
Faut y aller. Flanquer ces imposteurs dehors. Sortir les ordures.

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