samedi 12 novembre 2011

Aventures dans les bois

Le 11 novembre fut l'occasion de retrouver des amis et, selon les goûts de chacun, la deuxième partie de matinée vit certains d'entre nous, marcheurs enthousiastes, se mobiliser pour une petite randonnée destinée essentiellement à profiter du beau temps, alors que d'autres, dont je faisais partie, et moins nombreux (trois), enfourchèrent leurs montures, appelées également VTT pour un petit périple dans les bois environnants.
Les précipitations de la veille avaient sérieusement mouillé le terrain, nous pûmes ainsi nous amuser à patiner sérieusement sur les tapis de feuilles mortes, obstacles réels à l'adhérence correcte de nos pneus ; nous traversâmes également quelques parties copieusement boueuses absorbant complètement nos pneus et un peu aussi notre énergie à nous dégager de la succion occasionnée.
Quelques pierres rondes et moussues tentèrent également de nous arrêter, l'arme utilisée étant la glissade, mais à tort, même si ce ne fut pas forcément une partie de plaisir.

Le plaisir, justement, où va-t-il se nicher, dans ces sorties où l'on revient crotté, au point qu'on aura du mal à faire croire ensuite qu'on est passé au sec tout le temps et qu'on n'est jamais tombé ?
Il est justement dans le passage systématique, et enfantin, dans ces flaques boueuses qu'on repère pour ne pas les éviter, d'où giclent les projections qui pourrissent le vélo et son pilote.
Il est aussi dans le dernier virage avant d'arriver où on se laisse emporter par la vitesse et où l'on verse dans l'herbe luisante, le bras gauche entortillé dans une ronce... Il est - et ça nous est arrivé aussi - dans l'incertitude de notre position, le recours à la carte n'étant pas forcément un avantage...surtout lorsque quelques kilomètres plus loin, confiants et vainqueurs déjà, on descend à toute berzingue un chemin - boueux bien évidemment - qui nous mène directement dans un champ ... clos et parfumé à la bouse.
Le seul recours étant de rebrousser chemin.

Voilà, tout cela serait somme toute anodin ou classique, si l'un d'entre nous -qui n'est pas moi- n'avait alors la bonne idée, par un goût peut-être exacerbé du panache, de crever à la roue avant, par la faute d'une minuscule agrafe métallique que tout le monde avait pourtant vue, bordel.
C'est là le seul moyen pour qu'on s'aperçoive qu'une chambre à air de rechange, c'est vraiment idéal, mais que ça ne sert à rien si on a oublié de vérifier la présence de sa pompe à vélo dans le sac à dos.

Bon, mais on est rentrés quand même.
Hein !

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