vendredi 25 novembre 2011

Attente

L'attente semble suspendre le temps qui passe pourtant.
Je m'aperçois que je vis bien ces moments-là, qu'on les appelle temps morts, ou creux.
Une manière de les accepter. De les recevoir.
Le temps passe même si rien ne se passe, simplement mes pensées vagabondent et défilent.
J'observe les visages, les dégaines. Contemplatif, perméable.

Toutes les attentes n'ont pas le même objet, ce qui peut changer la manière d'attendre.
Une file dans un magasin pourra me voir engager la conversation, mais pas toujours.
Un rendez-vous médical, même de pure formalité, bénin, me verra immobile, assis comme debout.


Mais, que je sois immobile, le temps m'emporte quand même, dans le futur, dans l'après.
Je peux attendre aussi en cheminant, en arpentant, passant et repassant au même endroit.


Quel que soit le cas, j'arrive aisément à m'extraire ou m'abstraire quelques minutes, je pars, je suis ailleurs, là et pas là. 
Est-ce de la patience ? Peut-être, une capacité à méditer, à trouver, à créer spontanément un espace intime et indépendant, tel un refuge ne donnant pas prise à l'extérieur.

Paradoxalement (?) je n'aime pas qu'on m'attende, je n'aime pas faire attendre. J'aime être à l'heure.

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