dimanche 16 octobre 2011

PNO GTR VOX

Le nouvel album de Peter Hammill est un double cd, il comprend des morceaux enregistrés en public lors de ses shows en solo en 2010, où il s'accompagne à la guitare ou au piano.
Captés au Royaume-Uni et au Japon, dont le sous-titre "Live performances" précise bien qu'il s'agit d'une compilation de différents concerts, les morceaux de chaque cd représentent une entité thématique : le cd 1 " what if I forgot my guitar ?" contenant donc 13 titres au piano et le cd 2 " what if there were no piano ?" 14 titres joués à la guitare.


L'objet esthétiquement est très agréable, il s'agit d'un double cartonné fond blanc dont je vous propose la couverture. Les informations de pochettes au dos ou intérieures donnent les titres, et les crédits habituels. Il n'y a par ailleurs aucun commentaire.

Les quelques vidéos que j'ai pu écouter/voir ces dernières années me sont parfois pénibles, Hammill n'a plus et de très loin sa voix d'antan, l'énergie, l'urgence, la tension sont intermittentes, il s'accompagne d'aides-mémoire pour les paroles...
En résumé, cela change la donne, et si l'on ajoute qu'il n'est pas le meilleur instrumentiste qui soit, les concerts sont - à mon sens- bien loin d'avoir leur magie d'antan. Je n'ai absolument plus envie d'aller le voir.

Alors ce disque est - honnêtement ou bien en toute inconscience - le reflet des limites de Hammill sur scène aujourd'hui lorsqu'il joue solo. Beaucoup de morceaux semblent déjoués, il y manque l'intensité, la concentration sur leur interprétation, pris qu'est Hammill par la lecture de ses notes et son jeu d'instruments. Clairement, ça fait beaucoup.
Quelques morceaux surnagent (Times Heals, Nothing Comes au piano, Ship of fools guitare) ceratins restent très très moyens et n'apportent rien de neuf, et d'autres enfin sont exécutés c'est-à-dire massacrés (la voix étant à côté de la plaque : Easy to slip away, Driven) ... Moments pathétiques dont oon se passerait volontiers. Ceci ressemble bel et bien au bout du compte à un disque inutile.
Et je renouvelle cette remarque déjà ancienne, pourquoi caviarder, un concert en entier aurait eu de la gueule, mais cela semble bien trop tard désormais.
Alors, je dois bien avouer que mon rapport à l'artiste a évolué, ce qui semble normal, à mesure que le temps a passé. Je connais et suis sa carrière depuis maintenant un peu plus de 30 ans. Il est en activité depuis 1968, que ce soit en solo ou avec son groupe, qui existe toujours, Van der Graaf Generator qui a sorti un album en mars dernier, plutôt bon, d'ailleurs.
Ce n'est donc plus la surprise, l'attente mais désormais l'achat à chaque sortie, comme un remerciement pour l'ensemble de l'oeuvre. Celle d'un musicien-poète refusant toute compromission, auteur foisonnant qui trace sa route en toute intégrité et avec panache, même lors de ratages impressionnants.
Sachant cela, on peut écouter deux perles (parmi des dizaines et des dizaines) que je vous recommande vivement.

 

 






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